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Jeudi 3 novembre 2005

La licence de Marvel est entre de bonnes mains en ce qui concerne la version consoles de salon, Treyarch étant depuis bien longtemps en symbiose totale avec les fans de Spider-Man. Mais Vicarious Vision, malgré son passé de jeux dédiés au tisseur sur Game Boy Advance, avait encore beaucoup de choses à prouver au public. C’est sûrement dans cette optique que le studio de développement c’est vu offrir de la part d’Activision l’opportunité de créer un des titres du lancement européen de la DS : Spider-Man 2. Malgré une difficulté hors du commun, le titre avait su offrir son lot de bons moments et d’utilisation intelligente du tactile. Pour corriger le tir, les studios nous reviennent avec l’adaptation d’Ultimate Spider-Man.

Tiré du comics du même nom qui en est déjà a son 50ème numéro au pays de l’oncle Sam, Ultimate propose au joueur d’incarner le jeune Peter Parker, un adolescent aux étranges pouvoirs, capable de grimper sur les murs et de survoler la ville de New-York en quelques jets de toile. Dans un univers au cell-shading absolument parfait et très respectueux des comics originels, vous accomplirez des missions aussi rafraîchissantes que le sauvetage d’otages ou la libération d’un civil emprisonné dans son propre véhicule, accidenté. Passer à tabac les ennemis les plus communs sera aussi un de vos objectifs principaux. Néanmoins de féroces et charismatiques boss seront de la partie. Le philosophe Rhino, l’imbécile Shocker, la pulpeuse Silver Sable ou encore l’infatigable Electro… Pléthore d’ennemi viendront vous barrer la route et seule une bonne utilisation du gameplay vous permettra de leur faire mordre la poussière.

Un gameplay d’ailleurs assez banal puisque sans aucune nouveauté. Vous tisserez votre toile de la plus nette des façons et parviendrez sans mal à vous frayer un chemin dans les niveaux extérieurs. Un modèle de simplicité et d’efficacité qui, il faut le souligner, n’est gâché par aucun bug ou quelconque problème de prise en main. Seul l’accroche facile aux parois pourrait vous ralentir dans certains conduits trop étroits, mais rien de bien grave. Déception toutefois avec Venom, le second personnage jouable. Sa force hors du commun, son comportement plus que féroce et l’atrocité de ses actes donneront au joueur de quoi décompresser après le stress infernal des sauvetages. Certaines phases verront d’ailleurs se succéder les deux héros du jeu, le joueur prenant le contrôle de l’un ou de l’autre suivant la trame du niveau. La rencontre est a chaque fois explosive est très bien mise en scène. Mais le gameplay pêche par un manque d’originalité. On nous donne que trop rarement l’occasion de tout détruire sur notre passage et d’ingérer l’individu de notre choix pour faire grimper notre niveau de vie tant les niveaux semblent trop axés sur l’action rapide et une course contre la montre destinée à ne pas perdre une barre de vie en constante diminution. Il est aussi possible de diriger la tentacule de Venom via l’écran tactile. Une option amusante mais laborieuse pour ceux qui auraient la flemme de sortir le styler de sa tanière. Heureusement, ce n’est qu’une option qui peut tout aussi bien être utilisé avec le bouton d’attaque.

Venom et Spider-Man sont tout deux très amusant à contrôler, mais l’un est plus maîtrisé que l’autre. Toutefois, les deux nous feront passer de bons moments avec ce jeu plus qu’honnête et qui a le mérite de ne pas se moquer à la fois du fan et du joueur occasionnel. C’est si rare…

Mercredi 2 novembre 2005

Premier jeu de la série Tales Of qui me tombe dans les mains (Merci Stéphane !), cet épisode Gamecube est des plus charmants au premier abord. Menus soignés, cel-shading léché, un certain style et une cinématique d’introduction qui donne encore plus de crédit à un titre qui charme même ceux qui ne portent aucune intérêt aux RPG (ça existe, oui oui). Mais cette belle rivière voit son court bloqué par un pavé de bêtises comme on en voit plus depuis longtemps.

Pour commencer, au bout de 5 minutes de jeux nous avons à faire à une belle tripotée de clichés. Le héros un peu débile qui est un fonceur, quelqu’un de juste et de bon mais qui a tendance à ne rien comprendre, accompagné bien entendu de son ami très intelligent, fierté du village pour son savoir et surtout parce qu’il est le fils de la maîtresse. Le chouchou ? Même pas ! Ce serait plutôt Colette (en France le nom passe mal au début mais on s’y fait et on y trouverait presque du charme). En effet, la frêle jeune fille est l’élue, celle qui rendra au monde sa pureté d’origine. Quel magnifique cliché n’est-ce pas ?

Pendant une vingtaine d’heures, ces personnages complètement transparents vont se révéler d’une lourdeur impitoyable. Les discussions (tu est mon ami pour la vie, c’est pour ça qu’on s’aime, le racisme c’est mal, il faut aimer la nature, les baskets c’est mieux pour courir…) seront fastidieuses et de petites scénettes optionnelles, une fois sur trois sans aucun intérêt (au début, je le répète !), aux dialogues longuets et non doublés viendront achever le joueur le moins patient. En sus, le jeu est accompagné de musiques lourdingues (non pas qu’elles soient mauvaises, mais particulièrement redondantes. Du genre à nous faire aimer le thème MIDI d’origine du Gold Saucer de Final Fantasy VII passé en boucle, très fort. Oui, je suis maso !

Heureusement il y a les combats. Véritable paradis de gameplay comparé au reste de l’aventure (du début) tant il est jouissif de s’y mettre. Les ennemis sont combotés à une vitesse hallucinante et le combat en temps réel prouve une fois de plus qu’il est très capable dans un RPG. Curieusement, l’I.A de vos alliés et plutôt bonne quand vous vous battez. Par contre, une fois le héros contrôlé a terre, les personnages non jouables sont d’une bêtise incroyable. Heureusement, des actions peuvent leur être ordonnées et si vous avez un frangin un minimum ouvert d’esprit, il viendra vous aider à battre le grand boss bien lourdingue que vous ne parvenez pas à défigurer à cause d’un esprit d’équipe virtuel bancal.

La bonne nouvelle, pour tous ceux qui n’ont pas encore joués à ce jeu, c’est que le scénario s’améliore grandement au bout d’une vingtaine d’heure. Vous avez de vrais objectifs, de véritables questions à vous poser et une vraie intrigue, incroyable non ! Cet heureux événement entraîne une meilleure mise en place des personnages et le charisme des secondaires qui viennent vous rejoindre va déteindre sur les principaux. Joie ! Loyd deviendra un véritable leader, Genis un bon pilier pour une histoire de racisme magnifiquement dirigée (En tant que demi-elfe, pourquoi aimerais t’il les humains qui le persécute depuis longtemps ?) et Colette va être la plus malchanceuse de toutes les élues.

L’esprit passe de Gnan-Gnan à Sympatoche. C’est une bonne évolution. Surtout que le scénario se sert de cet esprit enfantin pour nous infliger des scènes à la morale plus que limite. Pendaison, transformation en monstre, amours déchirés, cadavres en putréfaction… je ne peut en dire plus sans vous révéler les grandes lignes du scénario mais sachez que chaque personnage a sa zone d’ombre mise en scène de la façon la plus dure possible. Afin de réveiller les sentiments et de nous ressortir les phrases bateaux (je t’aime, mon amour est plus fort, blablabla…). Sauf qu’ici, on se prête au jeu. On est à fond dedans.

Comme quoi il ne faut vraiment pas s’arrêter aux 20 premières heures d’un jeu. Bon, après, vous me direz, vous avez une vie sociale.… Tant pis pour vous ! Car ce Tales Of a une durée de vie d’environ 45 heures pour la trame principale et 5 heures de plus pour les objectifs secondaires / cachés. De quoi passer de belle nuits blanches.

Tales of Symphonia est donc un jeu à essayer au moins une fois. Ne serait-ce que pour connaître ses goûts en terme de RPG. Car le jeu vous promet, qui que vous soyez, pas mal de défauts. Certains plus gros que les autres, selon le joueur.

 

Lundi 17 octobre 2005

Ce texte est basé sur les deux premiers tomes

Comment réagiriez vous si une jour comme les autres, une divinité quelconque vous offrait le terrible pouvoir de vie et de morts sur les humains ? Le personnage principal de Death Note y répond à sa manière, dessiné avec talent par Takeshi Obata, le créateur d’un autre manga très connu : Hikaru No Go. Véritable succès au Japon, ce manga très noir vous est ici présenté avec son lot de révélations sur les protagonistes mais aussi quelques questions morales que la scénariste Ôba Tsugumi prend un malin plaisir à poser dans chaque chapitre de cette œuvre plus que dérangeante, en prenant bien soin de ne jamais y répondre…

Un pouvoir malsain

Ryuuku, un des nombreux dieux de la mort, s’ennuie terriblement dans son monde dépeuplé et sordide. Il décide donc de lâcher son agenda, le Death Note, sur Terre. Ecrit en Anglais afin d’être accessible à un maximum de personnes, cet agenda noir condamne à mort quiconque voit son nom écrit à l’intérieur. Cependant, certaines règles sont à respecter. Pour commencer, celui qui désire ôter la vie à un être humain doit connaître le nom complet et le visage de celui-ci. Ensuite, si la mort n’est pas détaillée, la cible aura une crise cardiaque.

C’est au Japon qu’atterrit cet agenda aux effrayants pouvoirs. Yagami Raïto, un jeune homme surdoué de 17 ans, est le premier à trouver le Death Note. Intrigué, il se rend chez lui avec sa découverte sous le bras. Une fois dans sa chambre, il lit les indications laissées sur la couverture. Les fonctions et règles de l’agenda lui sont révélées. Pensant à une bonne farce, il teste son nouveau pouvoir sur des criminels recherchés par la police locale et dont les portraits sont diffusés aux informations télévisées. C’est ainsi que démarre une longue lignée de morts dites accidentelles. D’abord effrayé, Raïto décidera finalement d’utiliser ce pouvoir à bon escient.

C’est à ce moment, lorsque il se rend compte du grand nombre de noms écrits dans son Death Note, que le dieu de la mort Ryuuku décide de rencontrer Raïto. D’abord effrayé par la présence d’un être aussi monstrueux dans sa chambre, le jeune homme reprend rapidement son calme et écoute attentivement son étrange interlocuteur. A partir de maintenant, Ryuuku suivra de très près l’évolution presque divine de Raïto au sens moral plus que bancal. D’abord motivé par un monde sans crimes, Raïto oscillera entre les cotés clairs et obscurs. Il prendra le surnom de Kira.

Surdoué, Raïto utilisera d’incroyables stratagèmes pour mener à bien sa mission, se prenant bientôt pour une véritable divinité. Mieux encore, il parviendra à convaincre la population de son existence divine via quelques exemples de morts accidentelles en direct, à la télévision. Mais bientôt, c’est aux autorités mondiales d’entrer dans la danse. Intriguées par toutes ces morts suspectes, elle confient la recherche de cet individu à L, un mystérieux détective, lui aussi particulièrement intelligent et bien décidé à traquer Kira sans relâche.

Une compétition entre ces deux surdoués aux pouvoirs plus ou moins paranormaux débute alors. Pendant que Ryuuku, en spectateur assidu, se régale du spectacle que ces humains lui offrent. Il semblerait qu’il est enfin trouvé un remède à son incurable ennui.

Vrais ou faux dieux

Les personnages imaginés par les créateurs de Death Note ne sont pas nombreux mais assez consistants pour nous donner notre dose de charisme et d’intérêt. Précisions…

Yagami Raïto : Ce jeune homme surdoué est l’humain qui va découvrir le Death Note. D’abord motivé par un monde parfait, il deviendra bien plus immoral et passera rapidement du coté obscur. Reclus dans sa chambre, sans véritable vie sociale (ou en tout cas peu détaillée dans le manga), son seul véritable ami semble être Ryuuku, le dieu de la mort à qui appartient le Death Note. Erigé en tant que divinité sous le pseudonyme de Kira, Raïto est un héros sombre, quelquefois effrayant et souvent dénué d’humanité dans ses faits, gestes et propos. Sa priorité est la mort de L qui le traque sans relâche. Enfin, il est le seul à pouvoir apercevoir Ryuuku. A l’exception de toute personne qui toucherait le Death Note.



Ryuuku : Ennuyé par sa présence dans le monde des morts, ce dieu est celui qui lâchera son Death Note sur terre. Sa rencontre avec Raïto lui sera salvatrice, tant son ennui sera effacé par la passionnante ingéniosité de cet humain avec qui il cohabite désormais. On ne sait que trop peu de chose sur ce personnage. Tantôt intéressé, tantôt amusé par les diverses situations, aussi glauques soit-elles, Ryuuku est un personnage ambigu à découvrir plus en profondeur dans les prochains chapitres. A noter que c’est un véritable drogué de pommes. Sans son fruit journalier, c’est une mauvaise journée à vivre.


L / Ryuuzaki : Un détective particulièrement mystérieux mais d’une intelligence redoutable. Il est le principal concurrent de Kira. A la ville, les deux étudiants ont une relation ambiguë. Entre amitié et suspicion. L’un suspectant respectivement l’autre d’être son principal ennemi. Allié principal de la police locale, L créera sa propre équipe de professionnels. Il a des rapports très tendus avec le chef de la police, Yagami Souichiro, surtout depuis qu’il lui a avoué suspecter son fils.




Droit de Vie ou de Mort

Au delà des longues pages d’explications sur les enquêtes et leur déroulement, Death Note pose tout au long de son intrigue une question qui reste sans réponses, même après plusieurs tomes : à-t-on le droit de vie ou de mort sur autrui ? Après tout, au commencement de l’histoire, Raïto ne souhaite que nettoyer la terre des personnes les plus malveillantes. Meurtriers, violeurs et autres criminels dangereux seront ses premières victimes.

Ensuite, Raïto prend la décision de se faire passer pour un faux dieu, sous le nom de Kira. Pour quelle raison ? Selon lui, se serait pour persuader les citoyens qu’un dieu existe et qu’au moindre crime, ils seraient punis. Privés de liberté, les humains n’auraient aucun moyen de se sortir d’une affaire criminelle autrement que par une crise cardiaque soudaine et inexpliquée. Raïto, sous le pseudonyme de Kira, n’a plus la même notion de justice. Selon lui, quiconque commet un crime doit mourir, afin de libérer la planète d’une âme impure.

Son extrême intelligence lui permet en outre d’échafauder des plans plus que sinistres. Ainsi, voulant nettoyer le monde de tous ces crimes, il devient le plus recherché des tueurs en série. En totale contradiction en ce qu’il croit. Mais, au fil de l’histoire, il prendra goût au meurtre facile et oubliera ses objectifs premiers. Le seul but qui lui reste au bout de deux tomes est de devenir une véritable divinité à lui tout seul. Ce qui d’ailleurs sera remis en question avec la venue d’un second possesseur de Death Note : Amane Misa.

Le lecteur se prend au jeu et trouve en Ryuuku, le dieu de la mort qui guide Raïto, une sorte d’alter ego. Ryuuku regarde ce qui se déroule dans le monde des humains et prend véritablement plaisir à observer Raïto et le fonctionnement des diaboliques plans que le possesseur de son Death Note entreprend. Son manque total d’intérêt pour le destin du jeune homme le rend peu charismatique. Seul son physique et sa fonction lui donnent le minimum d’intérêt nécessaire pour qu’il garde sa place dans l’histoire. Une place qui prendra cependant bien plus d’ampleur dans les chapitres suivants le second tome…

Dans Death Note, aucun personnage n’est moralement bon. Tous ont leurs démons, minutieusement cachés ou non. Même L, le détective surdoué, est un personnage curieux qui n’hésite pas à condamner un meurtrier en direct à la télévision pour trouver un indice sur Kira. Son seul but est de trouver qui est Kira et comment il met au point ses crimes à distance. Enfin, il croit au paranormal. Ce qui pourrait suggérer un passé tourmenté. Ancien possesseur de Death Note ? Alter ego divin des dieux de la mort ? Tout est envisageable.

C’est cela Death Note. C’est une noirceur de tous les instants qui ne laisse aucun doute sur la culpabilité de tous dans l’affaire Kira. Comme si l’agenda maudit était le réceptacle de toute la méchanceté du monde et que les grandes instances qui le régissent avaient décidé de créer un moyen de s’en débarrasser sans se salir les mains.

Une mystérieuse scénariste

Beaucoup connaissent le mangaka des excellentes pages de Death Note. Takeshi Obata est le dessinateur du célèbre Hikaru no Go. Très médiatisée, cette série n’est néanmoins pas la première de l’auteur. Cyborg G-Chan ou Ayatsuri Sakon sont quelques exemples d’autres de ces créations. Il a aussi travaillé pour la télévision et pour un jeu vidéo nommé Yoshitsune Chronicles sur PlayStation 2, pour le compte de Dream Factory.

La scénariste, Ôba Tsugumi, est par contre complètement inconnue dans le milieu du manga. Cet auteur est méconnue de tous et certains fans de la série estiment même que c’est le pseudonyme d’un autre auteur bien plus connu qu’il ne souhaite le laisser paraître.

Un staff aussi mystérieux que sa création. Toutefois, les scénarios rivalisent d’ingéniosité à chaque tome. Il serait donc dommage de s’en priver. Après tout, on en saura plus bien assez tôt, la médiatisation de Death Note étant en pleine croissance…

Dimanche 16 octobre 2005

Les Etats-Unis sont désormais les premiers sur les séries télévisées. Hollywood n’a jamais vraiment perdue ce titre, mais celui-ci est mérité depuis quelques années. Depuis la déferlante Dawson/Buffy/X-Files, en fait… Depuis quelques temps, la tendance est aux séries historiques. Quel support peut mieux résumer une fresque historique qu’une série télévisée en plusieurs épisodes ?

Rome est de ces séries historiques. Elle démarre avec la conquête de la Gaule par César et un Vercingétorix amaigri, triste et nu comme un vers qui baise l’aigle d’or. La fierté, le symbole de César. Ce même aigle d’or qui, peu de temps après, sera dérobé… puis retrouvé par deux amis/ennemis qui prendront la place de personnages principaux qui leur sied à merveille. Vorenus tout d’abord, fidèle à Pompée mais qui changera au fur et a mesure d’avis, après un enrôlement malchanceux dans le camp de César. Ensuite vient Pollo, le beau gosse des deux, celui qui a le plus de facilité, le bourru. Un vrai guerrier qui a toutefois la morale la plus saine de tous les personnages masculins de la série.

Au même moment, à Rome, Pompée joue la carte du souverain aimé. Mais rien ne va plus. Son amitié avec César lui pose quelques problèmes et c’est presque sans souci et grâce au sénat qu’il décide de mener sa propre petite guerre. Rapidement, celle-ci prendra une ampleur considérable, César ayant convaincu la plèbe de le suivre plus ou moins avec loyauté. Les deux camps s’affrontent, jusque au jour ou César décide de prendre Rome. Pompée fait un repli stratégique afin de revenir bien plus en forme et avec un nombre considérable d’homme prêt à tout pour débouter César de la ville leur appartenant de droit.

Autre trame : celle d’Atia. Sœur fourbe au cœur de pierre du grand César. C’est en tout cas le portrait que nous dessinerons les scénaristes de la série. Elle n’hésitera pas à préparer les plans les plus machiavéliques pour arriver à ses fins, même les plus futiles. Elle ira jusque à faire assassiner le mari de sa fille pour la forcer à la suivre où qu’elle le souhaite. Mais cette fille adorée et menée à la baguette avec quelques difficultés devient de plus en plus solide et l’idée de voir sa mère ordonner à sa garde de tuer son mari lui traverse plus que souvent l’esprit.

Atia est aussi une femme qui aime être désirée. Elle a pour principale rivale la maîtresse de César. Atia veut absolument paraître plus belle qu’elle. Malheureusement, César ne daigne même pas porter son regard sur sa soeur.

Il reste, dans cette famille de cinglés, l’homme. Le jeune Octave, destiné à une grande vie mais décidément bien trop complexe à éduquer. Egocentrique, malin et bien décidé à prendre sa part de Rome, qu’elle soit matérielle ou non, ce personnage devrait devenir des plus savoureux dans les prochains épisodes.

Rome : la dépravée. Voila un bon sous-titre pour cette série qui n’hésite pas à nous fournir les informations les plus crues sur la légende de Rome. Sexe à outrance, nudité nullement cachée, grossièretés… certaines scènes ne sont pas faites pour les plus jeunes. Mais une seule restera comme déconseillée à tous : une opération de la tête sans chirurgie (forcément, à l’époque) faite par un boucher soi-disant médecin. Une scène absolument répugnante qui risque de rendre malades les cœurs les plus fragiles !

Dans le cinquième épisode de la première saison (une saison = une année de diffusion, pour les néophytes), nous découvrons que Pollo a trouvé une femme et de l’or à foison. Problème : l’or appartient à Rome. Il va donc en parler à César avec, pour seule offrande, le fils de Pompée venu récupérer l’or auprès de Vorenus, croyant qu’il était le responsable du vol. Au final, Pollo s’en sort plutôt bien puisqu’il se voit lavé de son vol et récompensé de 1000 pièces d’or.

Un César généreux ? C’est en tout les cas un César plutôt humain qui nous est décrit dans cette série. Les civils ne sont pas maltraités et César se lasse rapidement des courbettes faites à son égard. Comment ne pas aimer un tel personnage ? Surtout que la fin de l’épisode nous le rendra encore bien plus humain. Alors qu’il discute avec son neveu Octave, César est sujet à une violente crise d’épilepsie. Pour l’époque, la violence de cette maladie est perçue comme une punition des dieux. Octave est désormais au courant de ce secret. Que va-t-il en faire ?

Alors qu’on croirait l’épisode terminé, nous voyons Octave rentrer chez lui et surprendre sa mère, la pourtant infâme Atia, en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Il la prend dans ses bras. Un acte qui révélera au téléspectateur la raison de la méchanceté de cette femme de pouvoir. En une seule phrase : « Je suis toute seule ».

par Skywilly publié dans : Séries TV
Samedi 15 octobre 2005

Quel est le taré qui a inventé ce concept lors de la présentation de la DS dans les conférences secrètes de Nintendo ? Attention, les chenils déjà demandeurs de futurs maîtres vont se plaindre, car cette simulation de vie est incroyablement réaliste et addictive. Voici quelques impressions sur la chose…

J’ai appelé mon chien Rocky. C’est con, je sais. Surtout qu’il n’a pas de gant de boxe. Vous pouvez le voir, flou, à votre droite. Oh qu’il est mignon ! Mais bon, il n’est pas très intelligent. C’est la que l’interactivité autre que « nourris-moi ! Joue avec moi ! » que nous proposait les ancêtres que sont les Tamagotchis entre en jeu. Nintendogs se sert de tous les gadgets de la Nintendo DS. Tactile et Micro seront vos atouts pour devenir le meilleur maître du monde.

Lorsque votre chien fait une action (sauter, par exemple), il vous suffit de toucher un petit icône avec votre stylet et, lors de l’enregistrement, de dire calmement et de la façon la plus compréhensible possible le mot d’ordre que vous voulez donner à l’action. Ici, ce sera « Saute ». La classe, non ? Bon, bien entendu, il y aura deux ou trois gamins qui donneront des ordres débiles pour certaines actions. Nous ne sommes pas de ceux-la. De toutes façon, les créateurs ont pensés à tout… on peut faire oublier un ordre à notre chien.

Mais le jeu propose aussi de collectionner des objets. Objets qu’il vous faudra trouver lors de vos incroyables périples dans la vie urbaine. Lorsque votre chien veut faire ses besoins, plutôt que de saccager le salon, sortez-le. Lorsqu’il rencontrera un événement, vous tomberez soit sur un cadeau, soit sur un chien voisin. Attention, on ne copule pas dans Nintendogs ! Déjà qu’on peut leur caresser la queue…

Le chien virtuel peut aussi participer à des concours. Lancer de disque, agilité, obéissance… Ces épreuves seront commentées par un jury composé de deux belles têtes de vainqueurs aux répliques si nulles qu’on ne peut s’empêcher de se demander qui du chien ou de l’homme est le plus intelligent.

C’est énervant Nintendogs. Surtout pour ceux qui ont un vrai chien. On a l’impression de le laisser traîner comme un pouf dans notre chambre, solitaire, abandonné. Alors que lui, en fait, il en a rien à battre. Tant que vous lui donnez son eau potable et son bonbon qui pue… Vous savez, les bâtonnets couleur (ca)x2 !

Nintendogs n’est pas la pour jouer les remplaçants et même si l’écran et tactile et qu’on passe une bonne heure à faire mumuse avec le tout mignon ‘tit chien qui apparaît à l’écran, on évite pas la routine. Comme dans tout couple. C’est donc à petite dose qu’il faudra consommer…  Nintendogs, j’entend ! Déjà parce que sinon votre chien va plier bagage et que ce serait con. Ensuite, parce que on risque de vieillir trop vite à force de radoter des ordres et de faire des caresses à son toutou. Manque plus que le fauteuil à bascule, tiens.

Enfin bref, vous l’aurez compris, Nintendogs c’est excellent mais bon… c’est chiant de l’avouer. Tiens, en cadeau, je vous donne une image de mon véritable chien. Il s’appelle Leo et lui aussi il est flou. Promis, demain, j’apprends à faire des photos.

 
 
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